Pour des démocraties francophones ouvertes !

6 jui 2012

Après cette semaine du forum mondial de la langue française à Québec, le collectif Démocratie Ouverte invite les citoyens et les représentants des États participants à s’interroger sur les nouvelles pratiques de la Démocratie, déjà présentes dans le monde, et qui se fondent sur l’implication de tous dans l’avenir de leur communauté, l’impératif de la transparence et une collaboration pouvant s’appuyer sur les nouvelles technologies. Ce n’est pas un hasard si le nouvel univers numérique s’imposait d’ailleurs comme l’une des quatre grandes thématiques du forum mondial de la langue française. Ces nouveaux moyens de communications et d'interactions ont ouvert un monde de possibilités et d’innovation très large à chacun d’entre nous.
Le collectif Démocratie Ouverte (www.democratieouverte.org) souhaite donc attirer l'attention des chefs d’États et degouvernement des pays francophones ainsi que des citoyens, des organisations internationales, des entreprises, des syndicats, des institutions publiques, des étudiants et de tous les acteurs d’un territoire sur les trois piliers fondateurs d'une démocratie ouverte que sont : la transparence, la participation et la collaboration/coopération. Les gouvernements des États-Unis, de la Grande Bretagne, de l’Inde et du Brésil font figure de leaders dans le monde,
tandis que les pays et États à majorité francophone ont déjà accumulé plusieurs années de retard. D’ailleurs, en avril2012, le collectif Démocratie Ouverte à organisé à l’Assemblée nationale en France une première grande réunion desÉtats francophones sur le sujet. Des participants et politiciens de Tunisie, de Syrie, de Suisse, de Belgique, du Québec et de France se sont réunis afin d’ouvrir le débat en français sur le concept de démocratie ouverte.
De son côté, le Québec s’est engagé dernièrement dans le gouvernement ouvert, surtout dans le premier pilier associé à la transparence, en développant (à noter : plusieurs membres du collectif y ont été impliqués) un portail de données ouvertes ainsi que deux tableaux de bord sur l’état des projets de transport et d’informatique, mais beaucoup reste à faire pour être considéré comme un leader dans le domaine. En ce moment, nous pensons que le Québec est mûr pour entrer pleinement dans la démocratie ouverte et ce, pour améliorer l'efficacité et la légitimité des modes de gouvernances de toute notre société. La tradition historique de coopération au Québec est un acquis pour sortir de la zone actuelle de blocage (ex. impasse étudiante, indignés, corruption dans les contrats publics, développement des ressources naturelles, cynisme envers la politique, etc.), nous sommes tous matures pour un changement en profondeur vers la démocratie ouverte.
Cet été, le forum mondial pour la langue française, est l’occasion de prendre un virage décisif dans l’implication
de ses membres à contribuer au développement et à l’épanouissement mondial de la démocratie ouverte. De plus, dans les 15 propositions officielles faites lors de la conclusion du forum mondial, l'affirmation d'une francophonie ouverte par le numérique en réseau y est très clairement énoncé, ce qui ajoute à l'importance de développer une synergie francophone en terme de démocratie ouverte appuyée par l'Internet collaboratif. Les acteurs de changements des États participants au forum mondial, autant les gouvernements que la société civile, doivent donc s’ouvrir à : des données publiques libres, une diffusion élargie des processus de gouvernance, une cassure des structures trop en silos ou pyramidales, un travail en transversalité, une convergence de partenariats entreprise/collectivités/associations, une organisation élargie de débats publics, un échange sain des avis/critiques/ idées, co-construire les politiques publiques avec les citoyens, transformer le rôle du gouvernement de producteur à co-producteur, et ce dans toutes les sphères d’activités du gouvernement, en collaboration avec les citoyens. La démocratie ouverte est un résultat de la volonté inéluctable de la société civile pour une plus grande transparence et une participation plus active des citoyens à la prise de décision de là l’importance de la Francophonie d’assumer son leadership et de construire un modèle de partenariat autour de la langue française, comme ce qui a déjà été fait dans le dossier de la diversité culturelle.
Le collectif apolitique et non-partisan Démocratie ouverte préfère l’action à la dénonciation. En ce sens, nous
entendons soutenir le développement d’outils, d’idées et de projets permettent de faciliter concrètement l’implication des citoyens dans les décisions publiques. Pour paraphraser JFK : ne nous demandons pas ce que la démocratie ouverte peut faire pour nous, mais demandons-nous ce que nous pouvons faire pour la démocratie ouverte ! Nous vous invitons donc à supporter les valeurs de transparence, de collaboration et de participation citoyenne dans toute la francophonie en joignant le mouvement !

Le collectif Démocratie Ouverte.