Les revendications climatiques et démocratiques du collectif Gilets citoyens (Dossier de presse)

le 20 mai 2019 | 0 commentaire

Dossier de presse du 15 mai 2019

 

Appel à déclarer et répondre à l’état d’urgence climatique

 

L’Angleterre et l’Irlande viennent de déclarer “l’état d’urgence climatique”.

Nous appelons le gouvernement et les députés français à leur emboîter le pas au plus vite en déclarant officiellement “l’état d’urgence climatique et écologique”.

Le président de la République a d’ores et déjà utilisé ce terme, puisqu’il a dit dans son discours de clôture du Grand Débat National : “l’état d’urgence climatique, il est là”. C’est un excellent premier pas, mais il s’agit d’aller plus loin et de l’inscrire dans la loi.

Bien qu’encourageant, se limiter à déclarer une urgence comme l’ont fait l’Irlande et l’Angleterre n’a qu’un impact symbolique, à moins que des mesures ne soient prises simultanément pour répondre à cet état d’urgence. La sortie du rapport spécial du GIEC sur les 1,5°C tend à confirmer l’intérêt pour tous de mettre en oeuvre dès maintenant des mesures ambitieuses pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport au niveau préindustriel.

En plus de la déclaration d’état d’urgence climatique, nous demandons au gouvernement de répondre sérieusement à cet état d’urgence climatique en adoptant dès maintenant des mesures fortes en faveur de la transition écologique. Nous demandons à ce que ces mesures soient prises sans attendre les conclusions de la convention citoyenne, notamment via la loi mobilités, la loi énergie, la loi sur l’économie circulaire et la loi de finances. Ces mesures diffèrent des sujets qui seront traités par la convention citoyenne de part leur caractère plus consensuel au sein de la société. De nombreuses propositions ont été faites en ce sens par les associations environnementales, les gilets jaunes ou encore le CESE.

Aux côtés de mesures qui peuvent et doivent être annoncées à court terme, l’objectif est de relancer une dynamique audacieuse impliquant massivement les Français sur les enjeux écologiques, dans un esprit de justice sociale.

Nous appelons le Président de la République et le gouvernement à faire de la convention citoyenne annoncée à l’issue du grand débat un dispositif historique, en lui assurant rigueur méthodologique, indépendance, moyens financiers, médiatisation et engagement politique d’aboutir à un référendum.

La méthodologie des conventions citoyennes a fait ses preuves à l’international (notamment en Irlande) pour aborder des sujets complexes, polémiques et créateurs de fort dissensus. L’impact politique et médiatique d’une telle démarche en France sur les enjeux de la transition écologique serait à même d’inspirer les autres pays du monde et de prendre un véritable et audacieux leadership sur les enjeux climatiques pour être (enfin) à la hauteur du titre de “Champion de la Terre”.

 

Contexte

 

En marge du Grand Débat national, le 23 janvier dernier, nous, “Gilets citoyens”, avons fait une proposition d’Assemblée citoyenne tirée au sort, dans une lettre ouverte au président de la République, énonçant les conditions pour la réussite de cette initiative.

Lors de sa conférence de presse du 25 avril 2019, le Président de la République a proposé la création d’une convention de 150 citoyens tirés au sort avec pour mission de travailler sur des “mesures significatives pour la planète”. Il a par ailleurs précisé : “ce qui sortira de cette convention, je m’y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe”.

Commençons par voir les choses de manière positive : nous avons été au moins partiellement entendus. Cela fait plusieurs mois que nous travaillons avec des personnalités venant de tous horizons (chercheurs, experts de la démocratie délibérative, écologistes, Gilets jaunes, élus, entrepreneurs, collectifs de la transition démocratique…) à la mise en place d’une telle Assemblée citoyenne tirée au sort, pour une raison simple : les mesures décidées par des citoyens tirés au sort qui délibèrent vont généralement beaucoup plus loin que celles proposées par les seuls élus.

Pour autant nous déplorons que le gouvernement n’ait pas déjà pris des mesures fortes répondant à l’urgence absolue que constitue la crise climatique. Comme nous l’avions précisé l’Assemblée citoyenne doit permettre de dépasser les clivages sur des mesures qui ne font pas l’unanimité et qui sont pourtant essentielles : taxe carbone, réduction massive des pesticides, déploiement des éoliennes… Mais beaucoup d’autres font déjà consensus et méritent une action immédiate et déterminée. De plus, il est regrettable que le Grand Débat et le mouvement des “Gilets jaunes” qui se poursuit n’aient pas suscité une réaction politique plus importante.

Si nous nous réjouissons de l’introduction de la délibération de citoyens tirés au sort dans notre système démocratique, nous savons aussi que le diable se cache dans les détails. C’est pourquoi, nous invitons le président de la République à préciser rapidement les modalités de cette convention citoyenne pour pouvoir soutenir pleinement la démarche.

Ainsi, nous avons souhaité échanger avec l’Élysée, le Gouvernement et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour évoquer les conditions de mise en œuvre de cette Convention citoyenne. En s’appuyant sur les expériences étrangères (en Irlande par exemple), un certain nombre de préconisations méthodologiques nous semblent essentielles. Plus encore, les « lignes rouges » évoquées dans les pages qui suivent, si elles étaient franchies, ruineraient la légitimité, la qualité et l’utilité des conclusions d’une telle démarche de délibération citoyenne.

 

Proposition de Convention citoyenne ambitieuse

 

A. Périmètre du mandat de la Convention citoyenne

 

Le périmètre de la Convention citoyenne devra comprendre deux éléments :

  • Un intitulé général acté par le gouvernement (lettre de mission) :

“Quelles mesures structurantes pour parvenir à réconcilier fin du monde et fin du mois afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France d’au moins 50% d’ici 2030 (par rapport à 1990) ?”

  • Des questions plus précises validées par la Convention citoyenne elle-même sur la base du travail réalisé par le Haut Conseil pour le Climat, nourri des travaux des organisations qu’il jugera pertinentes (au sein et/ou en dehors du CESE), ainsi que des propositions portant sur l’écologie réalisées sur les sources suivantes : www.granddebat.fr , conférences citoyennes régionales, et autres débats citoyens comme par exemple www.le-vrai-debat.fr. Elles doivent porter sur des sujets complexes, polémiques et créateurs de fort dissensus.

Par ailleurs, la Convention citoyenne doit pouvoir s’auto-saisir des questions et sujets qu’elle jugera utiles pour répondre à sa “lettre de mission” générale.

 

B. Un pilotage pluraliste et des garants indépendants

 

Pour piloter la Convention, l’organisation est confiée au CESE, avec un comité de pilotage mixte composé de :

  •  ⅓ Membres du CESE (corps intermédiaires)
  •  ⅓ Spécialistes de la transition écologique
  • ⅓ Spécialistes de la démocratie participative et délibération citoyenne

Un comité de garants est également mis en place composé de 3 à 6 chercheurs et/ou personnalités spécialistes des questions démocratiques et écologiques choisis par l’association Démocratie Ouverte et le collectif des Gilets citoyens.

 

C. Une Convention citoyenne souveraine, liée à un référendum

 

Comme annoncé par le Président de la République, la Convention devra être souveraine quant à l’avenir de ses propositions, qui pourront prendre trois formes : référendum, parlement, règlement. L’Assemblée de citoyens aura donc comme mission de produire des propositions sous une forme directement applicable, assistée pour cela par des juristes et/ou administrateurs.

Condition de réussite : Un nouvel engagement formel du Président de la République au moment du lancement du tirage au sort de la Convention citoyenne, annonçant le déclenchement d’un référendum suite aux conclusions de cette Convention. Cela permettra de légitimer le processus, de lui donner un enjeu propice à la médiatisation des travaux de la Convention et de gagner l’intérêt et la confiance des ONG, des acteurs de la transition écologique et des citoyens.

Voici deux options envisageables en ce but :

Option 1 : L’ensemble des propositions de la Convention citoyenne sont rassemblées dans un document / projet de loi qui serait soumis au référendum par le Président de la République.

Option 2 : La navette. Les deux derniers week end réunissant les citoyens tirés au sort auraient pour objet de définir le débouché de chacune des propositions réalisées par la Convention :

Avant-dernier week-end : rédaction d’une proposition de classification des propositions en fonction de leur voie de ratification (référendum, parlement, 1 ou règlement). Cette proposition de classification est transmise au gouvernement et au Président de la République.

Le Président de la République répond à la Convention citoyenne en indiquant son accord et éventuelles propositions de modifications sur les mesures ou la proposition de classification de la Convention citoyenne. Il est notamment indiqué dans quel calendrier législatif ces dispositions pourront prendre corps. Si nécessaire, le gouvernement saisit le Conseil constitutionnel pour avis.

Dernier week-end : la Convention citoyenne rédige un avis final comprenant les propositions de rédaction des différents textes de loi, règlements et formulation de référendum. Ce document est remis officiellement au Président de la République lors d’un événement dédié.

○ Le Président déclenche le processus référendaire.

 

D. Une Convention citoyenne fortement médiatisée

 

Pendant tout le processus, les délibérations seront rendues publiques via une démarche de transparence, de communication et de médiatisation, qui se décline en cinq axes.

1. La possibilité d’assister physiquement à une partie des débats.

2. Des “live” nombreux sur le web : parce que la transparence sur les délibérations et autres débats est une condition sine qua non d’un véritable processus démocratique nous proposons de les rendre public en temps réel. Live sur Facebook, Youtube et sur un site dédié de la quasi-totalité des délibérations de la Convention citoyenne. Tournage « Brut » sans autre intention que d’en rendre compte. Ces “live” sont mis à disposition des chaines info si elles le désirent.

3. Une série documentaire mensuelle (26 minutes / mois) : pour narrer les différentes étapes de la Convention citoyenne. Le dispositif de prises de vues et de montage est celui d’un documentaire immersif. L’erreur majeure serait d’en faire un objet de communication institutionnelle. Nous aurions là la certitude de fragiliser l’ensemble du processus en le décrédibilisant dès son compte rendu. Il nous semble ainsi essentiel d’assumer une part de subjectivité. Le récit adopte un point de vue critique, vigilant. Il est d’une certaine manière le regard d’un citoyen qui s’interroge sur la sincérité du processus qu’il observe et dont il rend compte. La diffusion de la série documentaire se fera sur le site dédié, les réseaux sociaux (YT, FB etc…) mais également sur une chaine du groupe France Télévision.

4. Des émissions événementielles sur l’antenne de la télévision publique : l’ampleur et la nouveauté de l’événement que représente la Convention citoyenne, doit générer un large écho et toucher un public plus large que celui actif sur le web. Il nous semble pertinent d’envisager une ou plusieurs soirées événementielles en prime time sur une chaine du groupe France Télévision reprenant et prolongeant les différentes étapes du processus de la Convention citoyenne. Les dispositifs restent à préciser avec un acteur majeur de la production télévisuelle traditionnelle. France Télévision est le partenaire incontournable pour financer l’ensemble du dispositif et pour en diffuser une large part. C’est évidemment une mission de service public et l’assurance d’une certaine forme d’indépendance.

5. Il sera également possible pour le citoyen de contribuer en alimentant la Convention citoyenne avec des réflexions, retours d’expériences, expertises et propositions issues de technologies civiques (civictech). Ces outils numériques liés à la Convention citoyenne reprendront aussi dans des formats libres les vidéos des différentes sessions de formation, discussions, auditions et délibérations de cette Convention.

Autrement dit, il s’agit de construire le récit d’un pays qui se met d’accord et décide de son avenir sur le plan écologique, exercice inédit dont la réussite pourrait inspirer de nombreux autres pays.

 

Lignes rouges et fondamentaux méthodologiques pour une Convention Citoyenne digne de ce nom 

 

1. #Engagement politique et financier

Un engagement de la part du Président de la République, avant le lancement du tirage au sort de la Convention, à suivre les recommandations et décisions issues des travaux de celle-ci, y compris le fait de devoir soumettre une ou plusieurs propositions de la Convention à l’ensemble des français par la voie d’un référendum. Un engagement financier à donner les moyens à cette Convention citoyenne de bien fonctionner (estimation à 5M€).

2. #Ne pas confondre urgence et précipitation

Un temps suffisant :

  • Au moins 6 mois de délibération et un référendum déclenché avant la fin 2020;
  • Au moins 2 mois pour le tirage au sort;
  • Trois week-ends de délibération par sous thème/questions précises;
  • Pas de travail de la Convention pendant les vacances d’été, plus précisément le premier week-end de délibération aurait lieu au plus tôt fin août/début septembre.

3. #Indépendance

Pas d’interférence gouvernementale dans le choix :

  • Des garant.e.s et la définition de leur mandat ;
  • De la composition de la Convention et de son mode d’animation ;
  • Des sujets et “objets précis d’action publique” sur lesquelles la Convention citoyenne sera amenée à délibérer;
  • Des expertes aux avis contradictoires auditionnées par les citoyennes. Une organisation indépendante, avec un pilotage intégrant une diversité d’acteurs de la société civile.

4. #Représentativité maximale

Des citoyens tirés au sort représentatifs de la diversité des Français : un tirage au sort des 150 citoyens pour garantir la représentativité de la Convention citoyenne. La méthode des quotas peut être utilisée avec à minima des critères, d’âge (à partir de 16 ans), de genre, de revenus, de catégories socio-professionnelles et d’habitat (urbain, péri-urbain, rural / métropole et outre-mer). Dans le but de permettre à tous de participer, le principe général est la rétribution financière et le défraiement (trajets, logement, repas, ainsi que la prise en charge de frais induits, notamment la garde d’enfant afin de permettre aux femmes de familles familles monoparentales de participer aux travaux). La rétribution financière consiste à prendre en charge des journées de salaire et l’obligation pour les employeurs d’accepter l’absence de son salarié pour participation à la Convention citoyenne.

5. #Médiatisation massive

Des délibérations ouvertes et transparentes régulièrement relayées par les médias, dont des médias indépendants. Implication de France Télévision et Radio France. Une véritable transparence est fondamentale pour la légitimité de la démarche mais aussi pour sa capacité d’entrainement. Le fait que les délibérations soient régulièrement relayées par les médias permettra à une majorité de Français non seulement entendre les arguments et se questionner en même temps que les citoyens tirés au sort, mais aussi s’identifier aux personnes qui délibèrent pour en adopter le raisonnement. L’objectif est donc que les discussions et débats qui ont lieu au sein de la convention se répercutent ensuite dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les familles, sur les lieux de travail et qu’elles permettent à l’ensemble des français de réfléchir à ces sujets et de se les approprier.

Ces cinq fondamentaux méthodologiques garantissent la légitimité, la qualité et l’utilité des conclusions d’une telle démarche de délibération citoyenne. 

 

Le rôle des “Gilets citoyens” dans l’Assemblée / Convention citoyenne

 

Initialement, le collectif avait recommandé au travers de la lettre ouverte au Président de la République ci-après mentionnée, la mise en place d’une Assemblée citoyenne traitant de plusieurs sujets, dont la démocratie participative (notamment le RIC). Cette recommandation était assortie de notre proposition d’y apporter notre soutien en prenant en main sa mise en place.

Aujourd’hui, compte-tenu des annonces faites par le président de la République le 25 avril dernier, le collectif porte deux projets en parallèle :

Participer activement à la mise en place de cette convention de 150 citoyens tirés au sort ayant pour mission de travailler sur des mesures significatives pour la planète. Dans ce contexte, nous échangeons avec le Gouvernement pour sa mise en œuvre et surtout le respect des fondamentaux méthodologiques posés par le collectif. Si ces fondamentaux ne sont pas respectés, le collectif cessera de contribuer à la mise en place de ce projet annoncé par le Gouvernement et en dénoncera les dérives.

➔ Dans l’hypothèse ou nous serions amenés à contribuer activement à l’organisation de la convention citoyenne sur la transition écologique, nous prévoyons de poursuivre immédiatement sur le volet de la démocratie (RIC, Constitution…) puis sur le volet de la fiscalité. En revanche, si nous ne pouvons que participer marginalement ou si nous sommes obligés de dénoncer un processus officiel ne respectant pas les fondamentaux méthodologiques décrits ci-dessus, nous engagerions alors immédiatement la création d’une Assemblée Citoyenne “Preuve de concept”, totalement indépendante du gouvernement, afin de traiter les 2 volets évoqués ci-dessus. Cette Assemblée pourrait s’articuler avec d’autres projets existants portés par d’autres collectifs.

 

Le collectif des “Gilets citoyens”

 

Les “Gilets citoyens” constituent un collectif informel créé en 2019 dans le contexte du mouvement social des “Gilets jaunes”, du Grand Débat et des marches pour le climat.

Ce collectif est composé de personnes qui, à l’origine, ont signé la lettre ouverte au Président de la République du 23 Janvier 2019  “Réussir le Grand Débat National : pour un nouveau souffle démocratique” rejointes ensuite par d’autres signataires et personnalités.”

Ce collectif revendique une diversité d’acteurs, parmi lesquels des personnalités issues :

➔ des militants des mouvements pour la démocratie et la participation citoyenne,

➔ des militants des mouvements sociaux et “Gilets jaunes ”,

➔ des militants des mouvements écologistes et de lutte contre le réchauffement climatique,

➔ des chercheurs, laboratoires de recherche et experts indépendants,

➔ des élus locaux issus de petites communes jusqu’à de grandes régions.

Le collectif des “Gilets citoyens” est ouvert à tous ceux qui s’y reconnaissent et adhèrent à sa raison d’être.

Nous continuons d’avancer dans la mise en oeuvre d’une Assemblée de citoyens tirés au sort qui formulera des propositions concrètes et argumentées en ce sens et invitons le gouvernement à se saisir des résultats de cette Assemblée citoyenne pour les soumettre par référendum aux Français et/ou les intégrer directement dans le cadre de la réforme constitutionnelle.

Le collectif compte une grosse centaine de personnes dont une des figures des Gilets jaunes, Priscillia Ludosky , le réalisateur du film « Demain » Cyril Dion , l’architecte des accords de Paris de la COP21, Laurence Tubiana , le fondateur du collectif d’innovateurs démocratiques Démocratie Ouverte, Armel Le Coz , la co-présidente de Démocratie Ouverte et co-productrice de la vidéo de la pétition « l’Affaire du Siècle », Mathilde Imer , des experts et chercheurs spécialistes des questions de démocratie, Dimitri Courant et Julien Talpin , des gilets jaunes du Vrai Débat , ou encore l’entrepreneur Maxime de Rostolan, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga , le Vice-Président de la Région Centre-Val de Loire Charles Fournier , l’auteur de “Des Communes et des Citoyens, engagez-vous” et président des maires ruraux de l’Essonne, Yvan Lubraneski , l’actrice Marion Cotillard .

 

Pour retrouver la liste des Gilets Citoyens, rendez-vous sur www.giletscitoyens.org

 

Nos revendications

 

Les “Gilets citoyens” partagent de l’information et définissent des positions communes sur les suites politiques à donner au mouvement social des “Gilets jaunes”, aux marches pour le climat et au Grand Débat National.

Les principales revendications sont la mise en place de processus véritablement démocratiques et transparents, permettant de s’appuyer sur l’intelligence collective des citoyens pour apporter des réponses satisfaisantes aux revendications des mouvements sociaux et écologistes.

Ces revendications peuvent avoir deux formes possibles

Des propositions dans les médias et auprès des institutions. Elles peuvent prendre la forme de lettres ouvertes, de communiqués de presse, de notes, d’articles, de vidéos, de pétitions, etc.

Des actions menées soit par certaines organisations (associations et collectifs) de manière indépendante, comme ça a été le cas par exemple avec la création de l’ Observatoire des Débats. Soit elles sont menées directement par le collectif des “Gilets citoyens” comme par exemple la mise en oeuvre d’une Assemblée citoyenne tirée au sort. Des groupes de travail permettent d’opérationnaliser ces actions.

 

Nos rencontres avec le gouvernement suite aux revendications

 

Rencontre entre Cyril Dion, Marion Cotillard et Emmanuel Macron – 12 février 2019

Suite à leur intervention sur France Inter relative à la pétition de l’Affaire du Siècle, Cyril Dion et Marion Cotillard rencontrent le président de la République et évoquent parmi d’autres sujets le fait qu’organiser une Assemblée de citoyens tirés au sort serait une bonne chose sur des sujets non consensuels sur l’écologie au sein de la société.

 

Rencontre entre les Gilets citoyens et deux conseillers de lElysée – 15 février 2019

Le collectif “Gilets citoyens”, représenté par Mathilde Imer, Julien Talpin et Quentin Sauzay, rencontre 2 conseillers de l’Elysée (Fabrice Aubert et Antoine Pellion). Lors de ce rendez-vous les deux conseillers exposent leur réflexion autour de la mise en place une Assemblée de citoyens tirés au sort sur la transition écologique. Les membres du collectif pose des fondamentaux méthodologiques pour une Assemblée citoyenne digne de ce nom.

 

Rencontre entre les Gilets citoyens et deux conseillers de lElysée – 9 avril 2019

Le collectif “Gilets citoyens”, représenté par Mathilde Imer et Cyril Dion, rencontrent à nouveau deux conseillers du président de la République (Anne de Beyser et Antoine Pellion). Lors de ce rendez-vous, les deux conseillers évoquent le fait que la mise en place d’une Assemblée citoyenne sur la transition écologique semble être une des pistes envisagées dans les annonces du Grand Débat National. A nouveau les fondamentaux méthodologiques sont rappelés ainsi que la nécessité d’annoncer à côté de cette Assemblée des mesures concrètes faisant consensuels en faveur de l’écologie, l’Assemblée devant se borner à traiter des sujets ne faisant pas l’unanimité.

 

Rencontre entre les Gilets citoyens avec François de Rugy – 30 avril 2019

Le collectif “Gilets citoyens”, représenté par Cyril Dion, Karine Gavand (au nom de Laurence Tubiana), Mathilde Imer, Romain Slitine rencontrent le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy et son conseiller Léo Cohen. Le collectif leur présente la feuille de route imaginée par le collectif pour l’Assemblée citoyenne comprenant les fondamentaux méthodologiques du collectif.

 

Rencontre entre Rencontre entre les Gilets citoyens avec le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire – 3 mai 2019

Le collectif “Gilets citoyens”, représenté par Mathilde Imer et Cyril Dion rencontrent Léo Cohen (conseiller du ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy) ainsi que Jack Azoulay (directeur de cabinet de la Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon).

Trois lignes rouges sont alors précisées :

➔ la nécessité d’un référendum à la fin (si les citoyens tirés en sort en décident ainsi) pour permettre à tous les français de se sentir partie prenante de la décision.

➔ les sujets/thématiques que l’Assemblée aura pour mission de traiter doivent correspondre à des points de blocage qui empêchent la société française de parvenir à une réduction d’au moins 50% de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 comme le recommandent les scientifiques.

➔ la mise à disposition des moyens financiers facilitant la participation de tous les citoyens: comme par exemple le défraiement, l’aide à la garde d’enfants, la prise en charge des journées de salaire, l’obligation pour les employeurs d’accepter l’absence pour participation à de telles conférences

Par ailleurs, afin de répondre à l’exigence d’indépendance, le collectif propose la mise en place d’un comité de pilotage indépendant et pluraliste.

 

Rencontre entre les Gilets citoyens et deux conseillers de lElysée – 1 3 mai 2019 :

Mathilde Imer et Quentin Sauzay rencontrent Anne de Bayser, Philippe Grangeon à l’Elysée.

 

Au nom du collectif il précise à nouveau les lignes rouges et fondamentaux méthodologiques. Ils échangent sur la place du CESE dans le dispositif et sur la mise en récit évoquée par le collectif au dernier rdv avec le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire. A la suite du rendez-vous, le collectif leur envoie la feuille de route imaginée par le collectif pour cette convention citoyenne comprenant les lignes rouges et fondamentauxméthodologiques du collectif.

 

Notre parole à travers les médias

 

Lettre Ouverte dans Le Parisien – 23 janvier 2019

http://www.leparisien.fr/politique/les-gilets-citoyens-ecrivent-a-macron-23–01–2019–7994661.php

Communiqué de presse n°1 – 14 avril 2019

Dans un communiqué envoyé le 14 avril le collectif recommande la mise en place d’une Assemblée citoyenne en spécifiant la méthodologie et une liste de sujets, à savoir : la démocratie participative (notamment le RIC), la transition écologique, et la justice fiscale.

 

Communiqué de presse n°2 – 17 avril 2019

Au vu des fuites dans la presse des annonces du président de la République suite au Grand Débat faisant mention d’une « convention de 300 citoyens tirés au sort sur le thème de la transition écologique », le collectif publie un troisième communiqué suivant, dans lequel il énonce les principes méthodologiques garantissant une Assemblée citoyenne digne de ce nom.

Tribune dans Le Monde – 29 avril 2019

Suite aux annonces du président de la République d’organiser une convention de 150 citoyens tirés au sort sur la transition écologique, des membres du collectif réagissent en publiant cette tribune, précisant les conditions pour la réussite de cette initiative, tout en déplorant fortement que cette annonce ne soit pas accompagnée de mesures concrètes et courageuses sur les sujets déjà consensuels tant en matière d’écologie que d’innovation démocratique.

 

Contacts du collectif

 

[email protected]

Site web : www.giletscitoyens.org

Twitter : @gilets_citoyens www.twitter.com/gilets_citoyens

Page Facebook : www.facebook.com/GiletsCitoyens/

 

Contacts presse

 

Mathilde IMER – [email protected]

Romain SLITINE – [email protected]

Léa GIRAUD – [email protected] – 06 75 89 54 42